generationsacrifiee.com : l’UNEF lance un site contre la baisse des aides sociales

30 juillet 2010 par Administrateur Pas de commentaires »

logo_unef1Suite à  la décision du gouvernement, confirmée par le président de la République lors de son allocution télévisée, de baisser massivement les aides sociales étudiantes en interdisant le cumul de l’aide personnalisée au logement et de la demi-part fiscale, l’UNEF rend aujourd’hui public un site internet d’information et de mobilisation à destination des étudiants et de leurs familles (www.generationsacrifiee.com). 

Cette décision brutale et cynique consiste à demander aux étudiants de choisir entre se couper un bras ou se couper une jambe en période de crise. Elle a pour objectif de réaliser 423 millions d’euros d’économies sur le dos des étudiants. Les jeunes et leurs familles sont ainsi les principales victimes de la politique de rigueur. 700 000 étudiants bénéficient actuellement des aides au logement, et 550 000 d’entre eux sont concernés par le cumul aide au logement-demi-part fiscale. Le montant insuffisant de ces aides au logement (150 euros mensuels en moyenne) rend indispensable le soutien complémentaire des familles pour vivre, se loger, étudier. Cette décision va donc frapper durement les étudiants issus de la classe moyenne, pour lesquels l’aide au logement représente le seul soutien financier de l’Etat. Retirer aux étudiants le seul filet de sécurité social existant va avoir pour conséquence d’accroître la précarité, les galères de logement, et de pousser les plus fragiles à renoncer ou à abandonner leurs études!  
 

Un simulateur permettant à chacun de calculer le montant de sa perte financière l’an prochain 

Alors que 550 000 étudiants et leurs familles sont concernés par le cumul entre aide au logement et demi-part fiscale, l’UNEF met donc à disposition sur ce site un simulateur anonyme permettant de calculer le montant de la perte financière induite par cette décision du gouvernement. Ce simulateur permet de calculer le montant de la demi-part fiscale, ainsi que la conséquence financière de la suppression de l’aide la moins importante en fonction de la situation de chacun. 
 

L’UNEF appelle à signer massivement en ligne la pétition contre la baisse des aides étudiantes 

L’UNEF appelle l’ensemble de la population à signer massivement la pétition en ligne sur ce site, afin de refuser que l’avenir de la jeunesse soit sacrifié sur l’autel de la rigueur économique. Cette pétition exige du gouvernement qu’il renonce à l’interdiction de cumul entre aides au logement et demi-part fiscale. 
 

L’UNEF demande aux étudiants et leurs familles à interpeller les parlementaires pour leur demander de refuser de voter cette décision lors du débat budgétaire.

Ce site internet propose enfin aux étudiants et à leur famille un outil permettant d’écrire directement aux parlementaires de leur département (députés, sénateurs) afin de les interpeller sur les conséquences de cette décision et de leur demander de ne pas la voter lors du débat budgétaire à l’automne.  Cette mesure constitue une véritable provocation dans le contexte d’urgence sociale que connaissent les étudiants. L’UNEF exige que le gouvernement revienne sur cette mesure dans le cadre du débat budgétaire, et s’adressera dans les prochains jours à l’ensemble des parlementaires en ce sens. 

L’UNEF poursuit sa campagne de pétitions en direction de l’ensemble des étudiants, en particulier tous ceux qui s’inscrivent actuellement dans les universités, et appelle les étudiants à se mobiliser contre cette régression majeure de leurs droits.

Diffuser l'article sur :
  • Facebook
  • Twitter

L’inquiétante évolution de l’emploi des plus de 50 ans

29 juillet 2010 par Administrateur Pas de commentaires »

logo2Le gouvernement se contente de commenter les seuls chiffres du chômage de la catégorie A pour laquelle le nombre de demandeurs d’emploi diminue au mois de juin de 0,3%. Faut-il rappeler que pour cette seule catégorie le chômage est en augmentation de + 174.000 demandeurs d’emploi en un an ? Derrière ce triomphalisme déplacé, la réalité des chiffres démontre une explosion de la précarité et des chômeurs de plus de 50 ans.

En réalité, le nombre de demandeurs d’emploi augmente. Dans les catégories A, B et C, il  augmente de +15.600 (+6,9%) pour le seul mois de juin. S’agissant des catégories B et C (demandeurs d’emploi ayant travaillé un nombre d’heures réduit mais continuant à demander un emploi) ce nombre augmente de + 24.200. L’augmentation significative de cette catégorie de chômeurs constitue en l’état une singularité inquiétante et révélatrice d’une véritable explosion du travail précaire en France.

L’augmentation des chômeurs de plus de 50 ans est particulièrement inquiétante. En un an, le nombre de seniors s’étant inscrit à pôle emploi augmente de + 55.800 pour la catégorie A, B, C (+17,9%) et de + 4000 pour le seul mois de juin. Cette explosion du chômage des seniors montre à quel point les mesures d’âges préconisées par le gouvernement dans le cadre du projet de loi sur les retraites (report de l’âge légal à 62 ans et de la retraite à taux plein à 67) affecteront particulièrement les personnes déjà au chômage, ne leur permettant pas d’obtenir leur droit à la retraite.
Le parti socialiste condamne avec force l’aveuglement du gouvernement, qui préfère communiquer sur  les chiffres du chômage plutôt que d’agir pour le combattre. Pourtant première préoccupation des Français, la bataille pour l’emploi n’est pas une priorité, dans les faits, de ce gouvernement.

Diffuser l'article sur :
  • Facebook
  • Twitter

Enseignement supérieur, Recherche, Innovation…la priorité que le Président de la République n’a pas choisie

28 juillet 2010 par Administrateur Pas de commentaires »

depenses_ens_supLe Président de la République, épaulé par la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, multiplie les sorties médiatiques pour glorifier son action en faveur des Universités et des Laboratoires. À chaque discours, sont annoncés des chiffres toujours plus impressionnants. Ce n’est malheureusement pas le seul domaine dans lequel le Président s’arrange avec la réalité, et les contre-vérités énoncées par Nicolas Sarkozy lors de la Conférence internationale sur la physique des hautes énergies (ICHEP), lundi 26 juillet, sont particulièrement choquantes.

Via le grand emprunt et le plan Campus, le gouvernement affirme avoir débloqué plus de 20 milliards d’euros pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche. Les universités et les laboratoires n’en verront que les intérêts, puisque cette somme n’est pas une dotation mais est, pour l’essentiel, « placée ». Concrètement, le gouvernement ne débloque que 967 millions d’euros par an, somme très insuffisante pour atteindre l’objectif des 3% de PIB consacrés à la recherche, ou ne serait-ce que pour suivre la croissance du PIB (Cf. ligne jaune sur le graphique). En manipulant les chiffres, le gouvernement tente de camoufler son renoncement. Les chiffres de l’OCDE montre en effet que la part de la recherche dans le PIB français diminue constamment depuis 2002, et la politique de rigueur du gouvernement aggrave cette tendance et sous-équipe la France pour l’avenir.

Le Parti socialiste demande une augmentation réelle et effective des budgets mis au service de la formation, de la recherche et de l’innovation. Par ailleurs, le Parti Socialiste demande au gouvernement de faire toute la lumière sur ses véritables choix en matière d’Enseignement supérieur et de Recherche pour les années à venir.

Diffuser l'article sur :
  • Facebook
  • Twitter

Mort de Michel Germaneau

27 juillet 2010 par Administrateur Pas de commentaires »

mort-de-michel-germaneau-sinceres-condoleancesLa première secrétaire du PS, Martine Aubry a exprimé ses «sincères condoléances» à la famille et aux proches de Michel Germaneau ce lundi dans un communiqué.

«C’est avec une profonde tristesse que j’apprends la mort de Michel Germaneau, exécuté par le réseau Al Qaida au Niger», a-t-elle  déclaré.

«Les conditions effroyables de sa détention et de son exécution devront être éclaircies mais aujourd’hui, nos pensées, tout comme celles de tous nos compatriotes, vont vers ses proches et sa famille», a enfin évoqué la première secrétaire.

Lors du point presse hebdomadaire, le porte-parole du PS,Benoit Hamon (voir ci contre) a également salué la mémoire de Michel Germaneau au nom du Parti socialiste.

Diffuser l'article sur :
  • Facebook
  • Twitter

Metaleurop : le plomb, la sueur et les « voyous »

26 juillet 2010 par Administrateur Pas de commentaires »

phpThumb_generated_thumbnailjpg

Avant d’être un trou noir social, symbole des pratiques des « patrons voyous », Metaleurop fut une aventure industrielle et humaine.

Après le dynamitage de la dernière cheminée, le 17 mars 2006, il n’est plus resté que ceux qui y ont travaillé pour attester de la présence de l’usine. Pendant un siècle, elle a pourtant imposé son rythme. Santé, logement, loisirs… Rien de la vie des ouvriers et des habitants n’échappait à l’empreinte de la titanesque usine. « Le travail était dur, mais on gagnait bien. Plus qu’à la mine ! », résume Mostefa Taourit. Comme souvent le mardi, il est venu boire le café au local de Choeur de Fondeurs, à Courcelles-lès-Lens. Les ex-métallos y viennent aux nouvelles des actions judiciaires contre Recylex, ex-Metaleurop, ex-Penarroya, ex-Malfidano… La prochaine audience est à Douai le 27 octobre.

« Lâchés au pire moment »

 
Albert Lebleu, vice-président de l’asso, s’y consacre entièrement. « Ils nous ont lâchés au pire moment ». « Ils » ? « Ces patrons voyous, qui font mine de faire un plan social pour jeter les gens à la rue ». Albert Lebleu en regretterait presque « les Rotschild, les Wendel… Ces messieurs de la sidérurgie. Ils mettaient la distance avec les ouvriers, mais compensaient par la proximité sociale. On peut dire « paternalisme », mais je crois qu’il y avait une dose d’humanité ».
Mostefa Taourit, ne commente pas. Quand il a pris son premier poste, en 67, il connaissait déjà l’usine. Arrivé d’Algérie en 1937, son père y avait travaillé, et vécu. « Il habitait dans les baraquements au milieu de l’usine, loués aux Nord-africains. » Mostefa Taourit y a passé une partie de son enfance. « Trois de mes soeurs sont nées dans la cour de Peñarroya ! ». Il a dû attendre ses six ans pour déménager. « Ça se faisait à l’ancienneté ». L’usine de Noyelles-Godault, fille des mines, en a partagé les méthodes et le destin.

Avant Metaleurop : Peñarroya

 
Construite en 1893 par la société des mines de Malfidano, une ville de Sardaigne, elle a été détruite en 14-18, puis reconstruite. En 1920, Charles Ernest Ledoux, un temps à la Cie des mines d’Anzin, convainc la banque Rotschild frères de racheter le site via la société Peñarroya.
Fondée par Ledoux, elle porte le nom d’une mine du sud de l’Espagne. Le pari est double : Peñarroya se lance dans le zinc et Noyelles-Godault dans le plomb.
Les maîtres des forges pratiquaient déjà le saute-frontière des matières et des capitaux. Au risque de s’exposer. Ce sera le cas en 1937, lorsque le père de Mostafa Taourit a commencé à travailler : l’usine sort alors d’un passage difficile. La guerre d’Espagne a coupé la route Noyelles – Peñarroya. La défaite des Républicains a rouvert la voie.
« C’était immense. Il faut imaginer la première fois qu’on voit les « marmites » de 220 tonnes de plomb », raconte Henri Kapera, 63 ans, qui est arrivé à Peñarroya « le 2 juin 1970 ». L’usine compte alors plus d’un millier de salariés. La même année, les productions de Germanium et d’Indium sont lancées. Utilisés en fibre optique, ces métaux feront les belles heures de Metaleurop, avant le dépeçage.
« J’ai fait 30 ans en posté : 7 jours de matin, deux jours de repos. Ensuite, 7 jours d’après-midi, deux jours de repos. Et 7 nuits, trois jours de repos. Et ça repartait », témoigne René Thorigny. Lui est entré en 1974. « Le posté, c’était un choix : on gagnait plus ». Prime à la pénibilité qui valait aussi pour l’aspect sanitaire. Avant que la législation n’impose des contrôles du taux de plomb dans le sang des ouvriers, le traitement du risque de plombémie se réduisait à sa plus simple expression. Lorsqu’un ouvrier était pris de « coliques de plombs », il était renvoyé chez lui. Les plus touchés étaient envoyés au vert, dans les Vosges, notamment.

Une mort programmée


Les choses ont changé à la fin des années 70, timidement. La loi sur les installations classées, votées en 76, a été synonyme de mise aux normes progressive.
Mais les années 80 ont aussi été celles de l’amorce du déclin. À Londres, le cours du plomb chute. Les industriels se fédèrent. Peñarroya s’allie avec l’Allemand Preussag pour créer Metaleurop, en 88. Dans la mémoire d’Henri Kapéra, le tournant a été évident en 2000 « le minerai n’arrivait plus, les investissements ont cessé ». En coulisse, les éléments de la chute se sont mis en place au fil des années 90. Il y a eu 1993, année noire pour les métallos, encore marqués par l’accident du 16 juillet : dix morts et un blessé grave. C’est aussi en 93 que Metaleurop est jugée « coupable » de pollution de terres agricoles. Surtout, en 93, un nom apparaît que les fondeurs apprendront à maudire. Le courtier Belge Marc Rich, réfugié en Suisse, poursuivi aux USA pour avoir contourné l’embargo sur l’Iran, donne naissance à Glencore.

L’année suivante, Metaleurop SA filialise Metaleurop Nord. Au niveau du groupe, Glencore fait son entrée par la petite porte.
En 1996, Glencore devient actionnaire majoritaire, par le biais d’une société basée au Bermudes… La logique du pillage en règle est lancée. La stratégie industrielle de l’usine du Pas-de-Calais est réorientée pour ne pas faire d’ombre aux usines détenues en Chine ou au Kazakhstan par Glencore. Toutes les commandes passent par Glencore, qui se sucre au passage. En juillet 2002, Christian Thomas, PDG de Metaleurop Nord propose un plan de restructuration (250 suppressions de postes sur 830) qui va contre les intérêts de Glencore : il veut privilégier le zinc. Il est viré au bout d’un mois.
Son successeur, nommé par l’actionnaire, fait mine de poursuivre le plan social. Le 17 janvier 2003, par un communiqué, Metaleurop SA annonce qu’elle coupe les vivres à Metaleurop Nord. Les mauvaises nouvelles ne s’arrêteront plus, jusqu’à la liquidation judiciaire, confirmée en appel le 18 mars 2003…
Le 31 décembre 2009, Glencore affichait un total de fonds disponibles de 3,1 milliards de dollars.

Source : http://www.nordeclair.fr/

Diffuser l'article sur :
  • Facebook
  • Twitter

Recul de la consommation des ménages : la politique du gouvernement mine le moral des Français

25 juillet 2010 par Administrateur Pas de commentaires »

logo1Après une légère amélioration en mai, simplement due à des achats de téléviseurs avant la Coupe du Monde selon l’Insee, la consommation des ménages en produits manufacturés a continué à baisser avec une chute de 1,4% en juin. Sur l’ensemble du deuxième trimestre, elle affiche une baisse de 0,9%. Ces chiffres confirment les analyses du Parti socialiste. L’année 2010 est particulièrement difficile pour les Français confrontés à une baisse de leur pouvoir d’achat due simultanément à la remontée de l’inflation et à la poursuite de la hausse du chômage, tandis que les salaires stagnent.
 
Au lieu de soutenir la consommation, le gouvernement encourage l’épargne des français les plus riches par le maintien des dispositifs fiscaux, notamment le bouclier fiscal, dont l’inefficacité économique est avérée et dont le coût budgétaire est considérable. Au lieu de consolider le système social français, qui a servi d’amortisseur à la crise, le gouvernement procède à son minutieux démantèlement. Ainsi, le gouvernement réussit l’exploit de mener une politique aussi inefficace qu’injuste. Cette politique mine le moral des Français et la confiance des ménages.

Nicolas Sarkozy avait promis de redonner du pouvoir d’achat aux Français. Aujourd’hui il met en place une politique systématique de baisse du pouvoir d’achat, une véritable politique d’austérité. Le gouvernement doit revenir sur les propositions de gel des salaires des fonctionnaires ainsi que sur la réduction des dépenses d’intervention soutenant le revenu des plus faibles, qui continueront à dégrader une consommation des ménages déjà atone.

Diffuser l'article sur :
  • Facebook
  • Twitter

Hénin-Beaumont sous les eaux !

23 juillet 2010 par Administrateur Pas de commentaires »

23072010129

D’importantes intempéries ont frappé Hénin-Beaumont ce vendredi et ont provoqué de nombreuses perturbations notamment en terme de circulation au Centre Ville.

Les sapeurs-pompiers d’Hénin-Beaumont renforcés par ceux d’Avesnes et de Vitry ont effectué tout au long de l’après midi des dizaines d’interventions.

La rue Pasteur, le pont souterrain, la Cité Kennedy ou encore l’avenue des Déportés ne sont  que quelques unes des artères frappées par ces fortes pluies.

Ces inondations ont également causé des dégâts matériels ou encore des coupures de téléphone et d’électricité.

Diffuser l'article sur :
  • Facebook
  • Twitter

Taxe des terrasses de café : Plus que jamais l’AR fait le jeu du FN !

23 juillet 2010 par Administrateur Pas de commentaires »

HéninLes déclarations incohérentes de la Maire-Adjointe déléguée au Commerce concernant la taxe des terrasses de café témoignent de la fébrilité et de l’incompétence de la majorité Binaisse même en cette période estivale pourtant réputée calme.

En gérant avec un amateurisme ahurissant ce dossier, l’AR vient une nouvelle fois de démontrer son inaptitude à administrer avec sérieux les destinées de notre Ville mais aussi son incapacité à respecter ses engagements. En effet, nous avons constaté, effarés, que M. Binaisse et son équipe étaient prêts à enfoncer encore un peu plus les commerçants de notre Ville en créant une nouvelle taxe et ce en contradiction avec ses propres promesses de campagne. L’extrême droite n’en demandait pas tant !

L’association « Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont » affirme qu’une telle taxe ne peut voir le jour au sein de notre Ville au vu du contexte économique et social. Il s’agit là simplement de bon sens et d’esprit de discernement! De plus, nous sommes atterrés de voir le clan AR pénaliser encore nos concitoyens et donner une fois de plus une telle image de notre Ville.

Aussi, nous dénonçons avec force la récupération politicarde qu’en fait l’extrême droite de S. Briois sur le dos de nos concitoyens déjà profondément écœurés et lassés de voir leur Ville s’enliser dans une routine de la médiocrité sans avenir et sans vision..

Diffuser l'article sur :
  • Facebook
  • Twitter

Recrudescence des violences : la politique de N. Sarkozy est un échec, je demande que la sécurité des Français soit assurée

22 juillet 2010 par Administrateur Pas de commentaires »

aubry-pageJe condamne avec la plus grande fermeté les violences commises à Grenoble et à Saint-Aignan. Elles font suite aux multiples agressions dont ont été victimes des représentants des forces de l’ordre depuis mai, à Villiers-sur-Marne, à La Courneuve ou à Saint Ouen. Ces actes, comme les violences qui sont le quotidien de nombre de nos concitoyens, sont inexcusables et leurs auteurs doivent être punis. La loi de la République doit s’appliquer partout et pour tous.

La recrudescence des violences signe l’échec de N. Sarkozy sur le terrain de la sécurité, lui qui en a été responsable presque continûment depuis 2002, d’abord comme Ministre de l’Intérieur puis comme Président de la République. En avril dernier, l’Observatoire national de la délinquance relevait que plus de 240 000 faits de violences physiques ont été enregistrés entre avril 2009 et mars 2010, soit un des niveaux parmi les plus élevé jamais atteints. Et depuis 2009, plus de 6000 policiers ont été victimes d’agression, chiffre en augmentation de 12% depuis 2005.

L’échec du gouvernement en matière de sécurité est aggravé par l’abandon des territoires, notamment les plus défavorisés, dans lesquels la présence de l’Etat et des services publics recule depuis 2002.

Pour ce qui concerne la politique de sécurité, le bilan de l’action de N. Sarkozy est une catastrophe. Au lieu d’une vraie politique nationale de sécurité, N. Sarkozy a préféré une agitation sécuritaire inefficace, qui conduit à privilégier les actions coups de poing au détriment d’une action durable sur le terrain contre la grande délinquance et au détriment d’une police de proximité et d’une politique de prévention qui assure en permanence la sécurité des Français. La diminution du nombre de policiers et de gendarmes – 4 000 en moins en 2009, 11 000 en moins d’ici à fin 2011 – désarme les forces de l’ordre et réduit leur présence dans les territoires les plus difficiles ainsi que les plus isolés, notamment en zone rurale.

Les Français souffrent au quotidien de cette dégradation. Nos concitoyens ont droit à une véritable politique de sécurité, plus efficace que l’envoi ponctuel de quelques unités supplémentaires qui sont reparties dès que les ministres ont tourné le dos.  De plus, ces interventions coups de poing nuisent aux bonnes relations qui doivent exister entre la population et la police.
 
Il faut un complet renversement de perspective et le retour à une vraie stratégie de sécurité intégrant toutes les dimensions du problème : sociales, économiques, urbaines et sécuritaires. Il faut remettre à plat les modalités d’intervention des forces de l’ordre, leur priorité et mettre un terme à la réduction des moyens.

Pour y parvenir, j’appuie la demande d’une rencontre nationale sur la sécurité lancée par l’Association des maires des grandes villes de France, présidée par Michel Destot, pour qu’enfin les décisions soient prises. Le moment est venu de réagir fortement.

Communiqué 
Martine Aubry, Première secrétaire

Diffuser l'article sur :
  • Facebook
  • Twitter

XENOPHOBIE ET NATIONALISME, Ce n’est pas de cette Europe la que nous voulons !

21 juillet 2010 par Administrateur Pas de commentaires »

A l’heure où la menace de longues politiques rigueur s’abat sur les populations de l’Union Européenne, un autre spectre plane sur l’Europe : les droites extrêmes, nationalistes et xénophobes.

Déjà en Italie, la Ligue du Nord participe au gouvernement de Silvio Berlusconi avec plusieurs ministres et secrétaire d’Etat, dont le poste de ministre de l’Intérieur. Et elle a encore triomphé lors du scrutin de mars 2010. Les provocations racistes s’institutionnalisent à l’image du « Noël blanc » organisé dans une ville dirigée par la Ligue du Nord dont le but affiché était d’expulser de la ville tous les résidents étrangers en situation illégale avant le 25 décembre.

Déjà au Pays-Bas l’extrême-droite devient la troisième force politique, devant les libéraux et les chrétiens-démocrates, par la percée historique du parti populiste et islamophobe de Geert Wilders qui a plus que triplé son nombre d’élus lors des élections législatives de juin 2010 avec pour seul programme la stigmatisation des musulmans par une confusion systématique entre islam et intégrisme.

Faut-il encore rappeler qu’en France le leader de l’extrême droite avait réussi à se hisser au second tour de l’élection présidentielle de 2002. Et si les résultats des urnes ont ensuite paru engager un reflux, la vivacité des différents groupes extrémistes ne s’essouffle pas.

Dans d’autres pays, certains partis exaltent l’idéologie de la violence radicale. En Hongrie, par exemple, le Jobbik, devenu la troisième force politique du pays, organise ses militants en véritables milices et s’en prend ouvertement aux minorités tsiganes et juives.

Avant la future entrée au Parlement suédois des extrémistes de Sverigedemokraterna en septembre 2010, ou la probable remontée du parti nationaliste letton Pour la patrie et la liberté (LNKK) en octobre 2010, il est plus qu’urgent de considérer avec attention cette tendance de fond en oeuvre dans chaque pays.

Si elles sont différentes et s’appuient sur des revendications multiples, les extrêmes droites européennes n’en connaissent pas moins un regain de popularité et parviennent à imposer leurs thématiques dans le débat public.

Nous appelons les citoyens européens à reprendre le chemin de la solidarité et de l’ouverture à l’autre .

Source : www.re-so.net

Diffuser l'article sur :
  • Facebook
  • Twitter