M. Sarkozy monopolise une nouvelle fois les antennes de télévision pour sa communication

27 janvier 2012 par Administrateur Pas de commentaires »

Le Président-candidat se livrera dimanche à une monopolisation des antennes de télévision sans précédent depuis la fin de l’ORTF. L’intervention de Nicolas Sarkozy sera en effet diffusée à 20h10 pendant une heure sur TF1, France 2, TV5, I télé, BFM, LCI ainsi que sur les chaînes parlementaires…

C’est une habitude prise depuis 5 ans par Nicolas Sarkozy de réquisitionner l’audiovisuel public comme privé au service de sa communication. Comment ne pas s’alarmer de cette anomalie démocratique ? Elle ne semble pourtant pas émouvoir le Conseil supérieur de l’audiovisuel, alors que la France se retrouve aujourd’hui à la 38ème place des pays respectant la liberté de la presse, selon le dernier classement établi par Reporters Sans Frontières.

Le Parti socialiste condamne à nouveau cette dérive qui est la marque d’un quinquennat où, changement du mode de nomination des responsables de l’audiovisuel public aidant,  Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de vouloir vassaliser les médias.

A moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, le Parti Socialiste demande solennellement au CSA de sortir de son silence et de s’exprimer clairement dans  le cadre des missions que lui a dévolues la loi, sur les actions qu’il compte entreprendre face à un candidat non déclaré qui abuse de manière aussi manifeste de son statut de Président.

Pourquoi Hollande est plus crédible que Sarkozy sur la croissance

26 janvier 2012 par Administrateur Pas de commentaires »

DECRYPTAGE – En tablant sur une hausse du PIB de la France de 0,5% cette année et de 1,7% en 2013, le candidat socialiste se montre bien moins optimiste que le gouvernement. Mais Sarkozy, s’il s’appuyait sur ces mêmes chiffres serait contraint de lancer un nouveau plan de rigueur.

C’était la seule vraie nouveauté du programme de François Hollande, qu’il n’avait pas dévoilé lors de son grand discours de campagne du Bourget dimanche et dont ses équipes n’avaient rien laissé filtrer. Le candidat socialiste a donné ses prévisions de croissance en France : 0,5% pour 2012 et pour 1,7% pour 2013. Des hypothèses « à la fois prudentes et réalistes » souligne-t-il, ajoutant, en coup de pied de l’âne : « la croissance, très dégradée par la politique menée ces dernières années, pourra atteindre de 2% à 2,5% en fin de mandat ».

Prudentes et réalistes ? Elles le sont bien plus que celles du défunt programme du Parti socialiste, de mai 2011 -dont les ténors de l’UMP ne cessaient de gausser l’irresponsable optimisme- qui se basait sur une moyenne de 2,5% de croissance pendant cinq ans. Avec ces chiffres, Hollande se situe dans la bonne moyenne des prévisions des conjoncturistes. La Commission européenne prévoit 0,6% en 2012 pour la France, mais l’OCDE seulement 0,3% et le FMI vient de rétrograder à 0,2%. Quelques économistes sont plus sévères encore, prévoyant une légère récession.

Une question de crédibilité

Mais ces arguties d’experts ne sont pas la préoccupation de François Hollande. Ce qui importe au candidat socialiste, c’est de prendre de l’avance sur Nicolas Sarkozy au jeu de la crédibilité, principale carte qu’entend jouer le président sachant qu’il n’a plus aucune chance de l’emporter côté popularité. Et là, avec son 0,5% pour 2012, il paraît plus sérieux que le gouvernement (et son chef), qui est resté bloqué sur 1%. « Vraiment pas réaliste » a cinglé Hollande, qui a répété tant et plus que « la crédibilité du programme repose sur son financement ».

Forts de ces nouveaux chiffres, Hollande et son équipe comptent bien contre-attaquer dans les médias face aux ténors de l’UMP dont la stratégie repose aujourd’hui largement sur le discrédit de la gauche en matière d’économie, qui « met la crédibilité de la France en péril » selon les derniers propos de la ministre du Budget Valérie Pécresse.

Pour Sarkozy, rétrograder la croissance imposerait un nouveau plan de rigueur

Le candidat socialiste est d’autant plus à l’aise que son rival ne peut pas aussi aisément réviser ses prévisions de croissance à la baisse. Deux fois déjà le gouvernement a dû réviser sa copie, de +2,5% à 1,75% en août puis à +1% en octobre et les deux fois, il a dû immédiatement accompagner ces révisions d’un plan de rigueur massif, pour compenser cette baisse de croissance et rester en ligne avec sa promesse d’airain de réduire le déficit public à 3% en 2013. Le gouvernement ne peut pas rétrograder la croissance sans prendre des mesures, pour rassurer les agences de notation, les marchés financiers, les partenaires européens, etc.

Or, Nicolas Sarkozy l’a dit et répété, il n’y aura pas de troisième plan de rigueur… suicidaire si proche des élections. Le gouvernement et, par loyauté l’UMP, devront donc faire campagne en défendant des chiffres de croissance devenus d’évidence inatteignables. Comme quoi il est, par temps de crise, souvent plus confortable d’être un candidat qui candidate qu’un président qui préside.

Source : http://www.challenges.fr/elections-2012/20120126.CHA9698/pourquoi-hollande-est-plus-credible-que-sarkozy-sur-la-croissance.html

Hollande creuse l’écart face à Sarkozy

25 janvier 2012 par Administrateur Pas de commentaires »

Sondage : Le candidat socialiste gagne 2 points au premier tour dans la dernière livraison de l’institut CSA, réalisée après le meeting du Bourget.

François Hollande (31%) creuse l’écart face à Nicolas Sarkozy (25%) dans les intentions de vote au premier tour de la présidentielle, tandis que François Bayrou (15%) se rapproche de Marine Le Pen (17%), selon un sondage CSA pour BFMTV, 20 minutes et RMC.

Le candidat socialiste gagne ainsi deux points depuis la précédente enquête des 9 et 10 janvier tandis que le chef de l’Etat sortant en cède 1. Marine Le Pen perd deux points. François Bayrou est en hausse de deux points.

Jean-Luc Mélenchon (9%) progresse de deux points.

Loin derrière suivent Eva Joly (2%, inchangé), Dominique de Villepin (1%, -2 points), Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jean-Pierre Chevènement, Corinne Lepage, Hervé Morin, Christine Boutin et Nicolas Dupont-Aignan, moins de 0,5% des voix chacun.

Au second tour, François Hollande l’emporterait par 60% des voix, en hausse de 3 points en deux semaines, contre 40% pour Nicolas Sarkozy (-3).

43% des personnes interrogées prévoient la victoire de François Hollande, 23% celle de Nicolas Sarkozy, et 22% celle d’un autre candidat. 12% ne se prononcent pas.

Par ailleurs, selon ce sondage effectué au lendemain du discours du Bourget, 60% des Français jugent que le candidat socialiste fait une « bonne campagne », 32% répondant une « mauvaise campagne ». En termes de crédibilité, il est le plus convaincant quand il parle de la réduction des inégalités sociales (52%), puis l’école et l’éducation (46%), la sécurité, et les problèmes des gens (41% ex-aequo).

Concernant ses propositions, le retrait des troupes d’Afghanistan d’ici fin 2012 reçoit 84% d’opinions favorables. La création d’une tranche d’impôts supplémentaire pour les plus aisés et l’obligation pour les banques de séparer opérations de crédit et spéculation sont également largement approuvées (79% d’opinions favorables chacune). Seule l’instauration du droit de vote des étrangers aux élections locales est majoritairement refusée avec 57% d’opinions défavorables (40% de favorables).

L’intérêt pour la campagne est en hausse, 73% des Français se déclarant intéressés, en hausse de 7 points par rapport à la précédente enquête.

Sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 janvier auprès d’un échantillon national représentatif de 1.011 personnes âgées de 18 ans et plus, dont ont été extraites 898 personnes inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas.

Notice complète consultable auprès de la commission nationale des sondages.

Source : Libération

La régulation bancaire et financière doit être à l’ordre du jour du prochain sommet européen

24 janvier 2012 par Administrateur Pas de commentaires »
L’Europe ne pourra pas sortir durablement de la crise sans des mesures fortes de régulation bancaire et financière. Car, pour mettre fin à la crise, il faut commencer par s’attaquer à ses causes : la finance qui domine tout, avec une rentabilité destructrice exigée des entreprises, avec des produits financiers opaques qui menacent l’économie réelle, avec la voracité des fonds de pension, avec l’évasion fiscale et les paradis fiscaux.
C’est pour cela que François Hollande a désigné la dérive de la finance comme l’une des causes principales de la crise actuelle et sa remise au service de l’économie et du progrès comme un enjeu fondamental des mois à venir. Le Parti socialiste demande aux Européens d’agir enfin. Le sommet européen du 30 janvier prochain doit se saisir du sujet. Un traité imposant des règles d’austérité à toute la zone euro ne permettra pas à l’Europe de sortir de la crise et de retrouver le chemin de la croissance.
En seize sommets, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont été incapables de proposer de véritables solutions de sortie de crise.
Ils ont enfermé l’Europe dans le piège de l’austérité budgétaire.
Des aides sans contreparties ont été apportées aux banques.
Les spéculateurs continuent de mettre en cause la souveraineté économique et monétaire de l’Europe.
Quant aux agences de notation, alors qu’elles n’avaient pas vu arriver la crise des subprimes, elles décident aujourd’hui de la crédibilité des dettes souveraines et des politiques des Etats, justifiant des plans d’austérité qui ne font qu’amplifier la crise économique, le chômage, et contribuent ainsi au recul des recettes publiques, donc à l’aggravation des déficits.
Une telle situation n’est plus acceptable. Si des mesures d’ampleur ne sont pas prises pour y mettre un terme, l’Europe continuera de s’enfoncer dans la récession économique, le chômage de masse et la dégradation des comptes publics.
Face à un tel constat, l’introduction de mesures fortes de régulation bancaire et financière est indispensable. C’est ce que propose François Hollande avec la création d’une agence publique de notation, le renforcement du fonds européen de stabilité financière et du Mécanisme européen de stabilité pour qu’ils aient réellement les moyens d’intervenir sur les marchés en étant adossés à la Banque centrale européenne, la création d’euro-obligations afin de mutualiser une partie des dettes souveraines et de financer les grands projets européens, la séparation des activités de crédit des banques de leurs opérations spéculatives, l’interdiction des produits financiers toxiques, c’est-à-dire sans lien avec les nécessités de l’économie réelle, la suppression des stocks-options et l’encadrement des bonus, l’adoption d’une taxe efficace sur toutes les transactions financières, l’interdiction des activités dans les paradis fiscaux.

Aujourd’hui en France : « Un Nouvel Elan pour François Hollande »

23 janvier 2012 par Administrateur Pas de commentaires »

Hollande au Bourget : «Mon véritable adversaire, c’est la finance»

C’était sa première grand-messe. A trois mois pile de la présidentielle, François Hollande tenait ce dimanche son premier grand meeting de campagne au Bourget (Seine-Saint-Denis).

Le candidat du PS à la présidentielle devait à la fois se dévoiler aux Français, se raconter et livrer sa «vision» pour le pays. Surprenant son auditoire et les observateurs, il a livré plusieurs éléments de son programme. Les ténors socialistes étaient là pour l’applaudir, comme l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, les patrons des fédérations départementales et de nombreux invités. Parmi ces derniers, Yannick Noah, qui a chauffé la salle avant le discours du candidat, mais aussi le chanteur Benjamin Biolay, Mazarine Pingeot, Christian Lacroix, l’ancien compagnon de Claude Chirac et ex-judoka Thierry Rey, Pape Diouf (ex-patron de l’OM), le producteur et acteur Dominique Besnehard ou encore Olivier Poivre d’Arvor… Sans oublier Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande.

Dans la foulée, le candidat socialiste était l’invité du 20 Heures de TF1. Mardi, il sera à Toulon (Var), sur les traces de Nicolas Sarkozy, avant un autre temps fort : la présentation du projet présidentiel (chiffré), jeudi.

Source : Le Parisien/Aujourd’hui en France

Couacs au PS : Hollande recadre son équipe

20 janvier 2012 par Administrateur Pas de commentaires »

François Hollande a adressé mercredi une "sévère mise au point" à son équipe de campagne lors d'une réunion de son conseil politique, après la critique de l'aile gauche du PS sur sa mesure phare relative aux 60.000 postes dans l'éducation, a-t-on appris auprès de participants. | Jean-Christophe Verhaegen

François Hollande tape du poing sur la table. Après les cafouillages entre les membres de son équipe sur le quotient familial la semaine dernière et sur la création de postes dans l’Education nationale cette semaine, le candidat socialiste a fait «une sévère mise au point» lors d’un conseil politique mercredi. Il a exhorté son entourage «à être unis, à (se) rassembler et à mobiliser toutes (nos) forces», rapporte Pierre Moscovici, son directeur de campagne, présents à la réunion.

Hollande : «Si on ne gagne pas, on ne le devra qu’à nous-mêmes»

«On a tout pour gagner. Si on ne gagne pas, on ne le devra qu’à nous-mêmes, vous n’êtes pas obligés de vous commenter les uns et les autres et de m’obliger à corriger les uns et les autres», s’est énervé Hollande lors de ce conseil avec les piliers de sa campagne et des caciques du PS. Un recadrage visant le communiqué d’Henri Emmanuelli, Benoit Hamon, porte-parole du parti, et Marie-Noëlle Lienemann critiquant les propositions de Jérôme Cahuzac, le monsieur finance de la campagne, sur le coût des créations de postes dans l’Education nationale. L’attaque visait clairement la gauche du PS, dont Henri Emmanuelli est une des figures. Benoît Hamon, lui, n’était pas présent.

Martine Aubry très ferme

La première secrétaire Martine Aubry a été elle aussi très ferme, selon une autre source. Il y a eu «une petite mise au point pour ceux qui pensent d’abord à eux et pas à l’essentiel», a précisé, dans les couloirs de l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault, le patron des députés PS. «Le sentiment général, c’est que c’était très déplacé de la part du porte-parole» de faire ce communiqué, a ajouté un participant. François Hollande arrivera-t-il à se faire entendre et à asseoir son autorité ?

Moox, retraites … des cafouillages à répétition

Depuis le début de sa campagne, les couacs socialistes se sont multipliés. La droite n’a pas loupé ces occasions de crier à l’amateurisme de son adversaire. Tout a commencé avec les débats autour du Mox, un combustible nucléaire évoqué dans l’accord socialistes-écologistes. Alors que le texte prévoit «une reconversion» de la filière, ce passage disparaît dans le texte validé par le bureau national du PS, et François Hollande se déclare en faveur de son maintien. Le PS et EELV précisent finalement que ce point fait bien partie de leur accord.

Sur les retraites, le programme socialiste prévoit de rétablir «l’âge légal de départ à 60 ans et l’âge de départ sans décote à 65 ans». Mi-décembre, François Hollande paraît aller moins loin dans la remise en cause de la réforme de 2010 du gouvernement Fillon : il s’engage à ce que ceux ayant commencé à travailler tôt (18 ans ou avant) et ayant 41 annuités puissent partir à 60 ans, mais renvoit le reste à la négociation. Derniers couacs en date : la semaine dernière sur le quotient familial et cette semaine sur la création des postes dans l’Education nationale.

LeParisien.fr

Communiqué : Le Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont et MJS Hénin victimes d’attaques informatiques !

20 janvier 2012 par Administrateur Pas de commentaires »

Le Site Internet de l’association citoyenne « Un Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont », www.pourheninbeaumont.fr, ainsi que le blog politique du « MJS Hénin », www.mjshenin.fr, ont été les cibles d’attaques informatiques simultanées le mardi 17 janvier.

Selon notre hébergeur, ces attaques coordonnées ont été minutieusement préparées et ne peuvent être que le travail de professionnels de piratage disposant d’outils dévolus spécialement à cette opération de sabotage qui a ciblé nos deux sites internet. Une plainte sera bien évidemment déposée dans les jours qui viennent à l’encontre des auteurs de cet acte criminel.
Ces pratiques nauséabondes et les énormes ressources déployées pour s’en prendre à une association citoyenne comme la nôtre prouvent à quel point nous dérangeons et combien notre combat politique est juste. Nos articles et autres analyses provoquent la panique chez certains, qui, conscients que le vent est en train de tourner en leur défaveur, tentent désespérément de faire taire les voix libres de leurs opposants.

Nous remercions tous les internautes pour leur patience et leurs encouragements ainsi que l’équipe technique qui a travaillé sans relâche au cours de cette semaine pour rétablir l’accès à nos sites.
Plus que jamais, nous ne lâcherons rien !

François Hollande en campagne : Des couacs en série

19 janvier 2012 par Administrateur Pas de commentaires »

La campagne de François Hollande est, depuis ses débuts, perturbée par des incidents de parcours internes au Parti socialiste.

« Il faut savoir si on veut gagner », a lancé Hollande lors de son conseil politique (Illustration)

« Il faut savoir si on veut gagner », a lancé Hollande lors de son conseil politique (Illustration) SIPA/Chamussy

« Les merdes volent en escadrille ». La phrase, signée Jacques Chirac, pourrait bien s’appliquer à un autre Corrézien, d’adoption certes, mais Corrézien néanmoins : François Hollande. Le socialiste semblait marcher sur l’eau à l’aune des primaires, dont il est sorti grand vainqueur. La donne a changé. Largement. Depuis son investiture officielle par le PS, le 22 octobre dernier, Hollande voit les « couacs » se multiplier rue de Solférino.

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La question du nucléaire

Mi-novembre, moins d’un mois après la victoire de Hollande à la primaire, le PS et Europe Écologie – Les Verts (EELV) négocient pour trouver un accord en vue des élections législatives. Points de blocage : la construction de l’EPR de Flamanville (Manche) ou de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), François Hollande ne voulant rien lâcher sur ces deux thèmes.

Le 15 novembre, un accord a minima est trouvé ; il permettra à EELV d’avoir un groupe parlementaire. Mais, à peine conclu, il est dénoncé, notamment à cause de la disparition d’un paragraphe sur l’abandon de la filière MOX, un combustible nucléaire. Les Verts soupçonnent Areva, qui produit 95% du MOX dans le monde, d’être intervenu auprès des autorités socialistes.

Les « parachutages » d’écolos

L’accord électoral irrite les écolos et provoque même la colère de certains élus socialistes, notamment Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Gérard Collomb, maire de Lyon. Les deux édiles n’apprécient guère les « parachutages » de Cécile Duflot et de Philippe Meirieu dans leurs villes respectives en vue des élections législatives. Lors du bureau national du PS, le 15 novembre, la tension atteint son paroxysme. « Ils me prennent vraiment pour un con, ils se foutent de ma gueule ! », lance le maire de la capitale. Ambiance.

Le siège de l’ONU

Tendues au niveau local, les relations entre le PS et EELV se détériorent également au niveau international. En cause cette fois : le siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU, et le droit de veto qui l’accompagne, « un privilège dépassé » selon Éva Joly. Le 25 novembre, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, remet les pendules à l’heure, affirmant qu’il n’est « pas question de remettre en cause le statut de membre permanent de la France au Conseil de sécurité de l’ONU, ni son droit de veto ».

Des relents germanophobes ?

Le 25 novembre, le député socialiste Jean-Marie Le Guen qualifie sur son blog la rencontre Sarkozy-Merkel de « Daladier à Munich », référence à l’accord que la France avait passé avec Hitler en 1938. Le 30 novembre, Arnaud Montebourg, invité de La Chaîne parlementaire s’en prend violemment à Angela Merkel. Fustigeant le refus de la chancelière allemande que la BCE rachète massivement les dettes des pays de la zone euro, le député de Saône-et-Loire affirme que Merkel mène une « politique à la Bismarck ».

L’UMP réagit vivement et accuse certains membres du PS de « germanophobie », demandant instamment à François Hollande de s’exprimer sur le sujet. Il le fait le 5 décembre, en Allemagne. « Invité d’honneur » au congrès du SPD, le parti social-démocrate allemand, le candidat socialiste minimise les accusations de la droite. « Aucun de nos amis allemands ne nous a posé cette question. Je leur ai demandé : vous avez entendu parler de propos germanophobes ? Ils ont vu une brève », s’amuse-t-il.

La fédé du Pas-de-Calais corrompue ?

Début décembre éclate « l’affaire » Kucheida, patron de la puissante fédération PS du Pas-de-Calais. Le député-maire de Liévin est soupçonné de corruption depuis les accusations de Gérard Dalongeville, ancien maire de Hénin-Beaumont, mis en examen pour détournement de fonds publics, corruption, faux et usage de faux. Dans une lettre adressée à Martine Aubry, Arnaud Montebourg dénonce « le système de la corruption des élus du Pas-de-Calais ». L’ancien candidat de la primaire vise explicitement Jack Lang, député du Pas-de-Calais, « l’un des tristes symptômes » des « complicités » dont jouit la fédération. Ulcéré, Lang envisage de porter plainte contre Montebourg pour diffamation.

Afin d’éviter que l’affaire ne rebondisse en pleine campagne présidentielle, Martine Aubry, critiquée pour sa gestion du « cas Guérini », annonce la création d’une commission d’enquête interne sur le financement et le fonctionnement de la Fédération du Pas-de-Calais. François Hollande, Premier secrétaire du PS de 1997 à 2008, est lui aussi contraint de s’expliquer. Il assure que « non, jamais », il n’a eu connaissance du moindre dysfonctionnement au sein de cette fédération.

« Sale mec »

Début janvier. L’année est à peine commencée que surgit la première polémique millésime 2012. Celle-ci tient en deux mots, « sale mec », que François Hollande aurait prononcé en imitant Nicolas Sarkozy devant des journalistes et repris par Le Parisien. L’UMP voit rouge. Jean-François Copé parle d’ « une insulte très choquante et indigne qui rappelle singulièrement celle de M. Jospin contre M. Chirac ». Nadine Morano exige des « excuses publiques ».

François Hollande doit se justifier. « Je ne suis jamais dans la grossièreté, je laisse ça à d’autres », assure-t-il, parlant de « manipulation de mes propos ». Sa version est confortée par les autres journalistes présents au moment des faits. Hollande parvient à retourner la polémique à son avantage. Le 4 janvier, lors de son premier meeting de campagne, il lance : « J’ai compris que le combat sera rude. (…) Chaque jour a son cortège de polémiques, comme si la droite craignait que ce soit projet contre projet. »

 

Le quotient familial

Lundi 9 janvier. Un article des Echos, citant Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, allume la mèche : le candidat socialiste souhaite, s’il est élu, supprimer le quotient familial. Le soir même, Sapin recule et assure auprès de l’AFP qu’il ne s’agit là que d’une « option » envisagée par Hollande. Le lendemain sur RMC, Manuel Valls, chargé de la communication du candidat PS, confirme la suppression du quotient familial. Au même moment, sur Europe 1, Michel Sapin parle toujours d’une « possibilité », excluant tout décision arrêtée.

L’UMP s’engouffre dans la brèche. Chrisitan Jacob parle d’une « attaque en règle contre les familles » tandis que Nadine Morano voit en Hollande « un homme dangereux pour la France ». Ce dernier est contraint de s’expliquer, encore. « Je ne veux pas supprimer le quotient familial qui est un avantage fiscal pour les Français », assure-t-il. Il entend le « moduler » pour qu’il « puisse être plus juste pour l’ensemble des familles ».

Création de 60.000 postes dans l’Education

C’est le dernier « couac » en date mais il n’a que quelques jours. Lundi, Jérôme Cahuzac, le « M. Finances » de l’équipe Hollande, précise le projet de création de 60.000 postes dans l’Éducation nationale en cinq ans. Il parle de « redéploiements » et explique qu’il n’y aura pas « de postes supplémentaires créés dans la Fonction publique d’Etat pour une raison assez simple, c’est que la France n’en a tout simplement pas les moyens ». Le lendemain, alors que Martine Aubry et François Hollande affichent leur unité à Gandrange (Moselle), des membres de l’aile gauche du PS, notamment Benoît Hamon, porte-parole du parti, Henri Emmanuelli, ancien Premier secrétaire, et Marie-Noëlle Lienemann, publient un communiqué où ils dénoncent « l’interprétation faite par Jérôme Cahuzac ». Le but : faire pression sur Hollande pour qu’il crée des postes au lieu de les transférer d’un ministère à l’autre.

Alors que l’UMP s’insurge, Hollande effectue une « sévère mise au point » mercredi matin lors de la réunion de son conseil politique. « Il faut savoir si on veut gagner », lance Hollande selon un témoin. « On a tout pour gagner. Si on ne gagne pas, on ne le devra qu’à nous-mêmes, vous n’êtes pas obligés de vous commenter les uns et les autres et de m’obliger à corriger les uns et les autres. » Plus tard, Martine Aubry emboite le pas au candidat socialiste. « Que ceux qui ont besoin de faire parler d’eux se taisent », lâche-t-elle. L’incident est clos et le calme revient rue de Solférino. Jusqu’à quand ?

Source : France Soir

Philippe Kemel investi par le Bureau national PS trouve déjà des peaux de banane sur son chemin

19 janvier 2012 par Administrateur Pas de commentaires »

 Les deux hommes, jadis unis dans une même volonté de déboulonner Albert Facon à la CAHC, ne sont plus, mais plus du tout, en phase.

|  ON EN PARLE |

Le moins que l’on puisse dire est que l’acte fondateur de la nouvelle 11e circonscription qu’est la prochaine législative est bien loin de cimenter la convivialité et l’esprit de fraternité dans la famille socialiste locale. Car la décision qui a été entérinée par les instances nationales du parti, légitimant l’investiture de Philippe Kemel, pourrait encore accélérer les hostilités internes… certain évoquant déjà une manipulation des chiffres de la section PS carvinoise.

PAR PASCAL WALLART

henin@info-artois.fr

La 11e du Pas-de-Calais connaît déjà séisme sur séisme. À croire que la perspective de voir Marine Le Pen réaliser une OPA sur ce qui fut longtemps (mise à part la parenthèse Urbaniak) une chasse gardée des socialistes provoque un esprit de panique parmi le cheptel PS local.

La dernière primaire, à couteaux tirés, entre le trio Kemel-Corbisez-Facon en aura été la preuve éclatante, les clans s’entre-déchirant pour l’occasion sur l’autel de la démocratie militante. Une guérilla par urnes interposées qui, au terme des deux tours de scrutin, a fait de Philippe Kemel à la fois le vainqueur des urnes et l’objet du ressentiment de ses deux « camarades » qui ont sorti l’artillerie lourde devant la commission électorale du PS, multipliant les recours en invalidité.

Des recours sur la forme (pas d’enveloppes ni d’isoloir ad hoc lors du premier tour) comme sur le fond (une base militante qui a curieusement doublé en quelques mois) auxquels la fédé ne prêtera alors guère d’attention. Même lorsqu’une délégation oigninoise ira crier sa colère lors d’une réunion fédérale au Faucon rouge.

Le dernier mot revenait donc à la commission électorale nationale du parti qui, voici deux semaines, a entendu les arguments des trois parties. Une instance qui a finalement délivré un sauf-conduit au maire de Carvin, légitimant le choix issu des urnes.

Un cas Kemel qui, ce dernier ayant été parmi les quelques soutiens locaux de Martine Aubry pendant la primaire, a certainement dû être examiné avec beaucoup d’indulgence voire de bienveillance par la première secrétaire. D’autant que, face à lui, les adversaires les plus dangereux n’étaient pas ses adversaires oigninois et courriérois, mais les parachutés potentiels qui, depuis plusieurs mois, ont été envisagés pour résoudre cette impossible règle de trois. Seul problème : devant la pétaudière générale, tous ont décliné l’offre hénino-carvinoise qui devait aller de paire avec un investissement pour 2014 sur Hénin. D’Aurélie Filipetti à Aquilino Morelle en passant par Jack Lang, tous ont prudemment replié le parachute. Et comme aujourd’hui, en « magasin », il ne reste plus beaucoup de pointures non chaussées (exceptée Élisabeth Guigou, tiens, tiens…), la voie royale est a priori ouverte pour Philippe Kemel. Qui n’a plus qu’à se concentrer sur son déficit de notoriété sur le sud de la circonscription qui pourrait se révéler être un handicap non négligeable.

Pour cela, il se murmure à Carvin que le rusé carvinois pourrait dégainer une botte secrète héninoise. En guise de suppléant (l’option Sabine Van Heghe s’étant entre-temps effacée), le maire de Carvin, assure-t-on, ferait appel à l’une de ses anciennes chefs de service. Qui n’est autre que… Brigitte Duquenne ! Info ou intox ? •

Source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Autour_de_Lens/Henin_et_Alentours/2012/01/17/article_philippe-kemel-investi-par-le-bureau-nat.shtml

11e circonscription PS : à peine désigné, Philippe Kemel déjà au coeur d'une polémique

16 janvier 2012 par Administrateur Pas de commentaires »

 

Le quotidien régional "la Voix du Nord" représente un exemple patent de la sésinformation médiatique

Le moins que l’on puisse dire est que l’acte fondateur de la nouvelle 11ème circonscription qu’est la prochaine législative est bien loin de cimenter la convivialité et l’esprit de fraternité dans la famille socialiste locale.

Car la décision qui a été entérinée par les instances nationales du parti, légitimant l’investiture de Philippe Kemel, pourrait encore accélérer les hostilités internes… En tout cas c’est le cas du côté du président de la communauté d’agglomération Hénin-Carvin, Jean-Pierre Corbisez, qui laisse planer le doute quant à une manipulation des chiffres de la section PS carvinoise lors du vote interne.

Source : http://www.lavoixdunord.fr/actualite/L_info_en_continu/Artois/2012/01/16/article_11e-circonscription-ps-agrave-peine-d-ea.shtml